L’Apôtre JEAN s’adresse aux chrétiens, c.-à-d. à des convertis issus aussi bien du Judaïsme (Matthieu) que du Paganisme (Marc), qui sont enracinés dans l’Écriture (Mt et Mc) et qui, éclairés et animés par l’Esprit Saint dont ils vivent, ont dépassé les différences humaines (Luc). Ayant progressé dans la foi, ces chrétiens doivent continuer à s’élever dans la connaissance vivante (Jn 16,3 ; 17,3) de la Parole de Dieu, du Verbe de Dieu, c-à-d. approfondir sans cesse le Mystère de la Personne de Jésus-Christ. À ceux-ci Jean offre une contemplation de l’Homme achevé et en voie d’achèvement, c’est-à-dire de Jésus-Christ Tête et Corps, la Tête étant indissociable de son Corps l’Église et vice-versa. Voilà pourquoi Jean ne reprend pas beaucoup de ce que les trois premiers évangélistes ont écrit. Il ne rapporte que 7 miracles – qu’il traite d’ailleurs différemment – car des chrétiens enracinés dans le Christ n’ont guère besoin de signes, nécessaires aux païens axés, au départ, sur la sensibilité ; et il n’a pratiquement aucune parabole. Par contre il poursuit de longues méditations sur « la connaissance dans la foi du Fils incarné » qui est « le Chemin, la Vérité, la Vie » (Jn 14,6), « le Commencement et la Fin » (Ap 21,6 ; 22,13), « l’Epoux » (Jn 3,29). Toute son attention se concentre sur le Christ Jésus, car « c’est à la condition de le connaître dans une communion intime à sa personne que les croyants accéderont à la vie éternelle en découvrant le Père » :
« La vie éternelle, c’est qu’ils te connaissent, toi le seul vrai Dieu et celui que tu as envoyé, Jésus-Christ » (Jn 17,3 ; cfr Jn 16,3).
Dominique van Wessem
NOTRE-DAME DE JUSTICE – RHODE-ST-GENÈSE HORAIRES DES COURS D’ÉCRITURE SAINTE 2025 – 2026 LES MERCREDI DE 9H30 à 12H30 * 2025 OCTOBRE 1 et 22 NOVEMBRE 5 et 19 DECEMBRE 3 et 17 * 2026 JANVIER 7 et 21 FEVRIER 4 et 18 MARS 4 et 18 AVRIL 1 et 15 MAI 13 et 27 JUIN 10 et 24
Grâce à la gestuelle priante selon la pédagogie des Pèlerins danseurs, et après une présentation de chaque lettre hébraïque, selon l’enseignement d’Annick de Souzenelle et du Père Jean Radermakers, nous entrerons de tout notre être en mouvement dans ce mystère inachevé. Tout l’art sera de laisser notre être intérieur s’exprimer à travers nos attitudes, nos gestes, et de laisser vibrer ces Lettres dans le tout possible de leur danse, laissant celui qui est la VIE se déployer dans nos membres. La danse judéo-chrétienne portera ensuite cette nouvelle prise de conscience dans une communion de louange et de jubilation. Car la danse est le chant du corps, le chant de notre temple, habité par le Souffle-Saint.
Le Livre de la Genèse qui ouvre nos Bibles est comme un socle sur lequel repose l’Ancien et le Nouveau Testament . Les grands poèmes de la Création, les longs récits des vies tumultueuses des Patriarches nous donnent souvent une clé de lecture très intéressante pour approfondir la Parole de Dieu dans son ensemble.
Nous lirons ces récits verset par verset et découvrirons la profondeur de ce qui y est dit, souvent très proche de nos propres expériences. Et comme toujours en ouvrant un livre biblique nous irons de surprises en surprise!
2026 : 3/10 – du 22 au 25/10 (50 ans des Pèlerins danseurs) – 7/11 – 12/12
2027 : 6/02 – 6/03 – 3/04 – 8/05 – 5/06
Ateliers mensuels basés sur une pédagogie unifiant le corps, l’âme et l’esprit.
Le geste en effet, est révélateur de notre profondeur, et le mouvement- loin de disperser- renouvelle notre prière de façon toute intérieure et vivante.
Thème de l’année « LA VIE EN ABONDANCE »
La vie nous est donnée, mais qu’en faisons-nous?
Là où quelquefois nous nous trouvons dans des impasses, comment accueillir le Souffle de l’Esprit-Saint qui cherche à nous donner ses grâces en abondance, ses Dons?
Etre humain, c’est recevoir. « Etre une coupe sans fond, pour pouvoir nous recevoir sans fin! » (un Père de l’Eglise)
Retrouver l’élan vital qui nous habite, c’est retrouver notre vraie identité: tels seront les objectifs de ces ateliers.
La pédagogie des Pèlerins Danseurs fondée sur le fonctionnement naturel du corps -sans prérequis- est éclairée par la Parole de Dieu et donne à goûter en profondeur le Vivant, source de la Vie, du mouvement et de l’être. Ces propositions créatives se déploient au rythme du temps liturgique et sont soutenues par des musiques choisies pour laisser librement la Parole s’incarner en nos corps: un modelage toujours nouveau qui nous transforme, nous vivifie dans l’unification de notre corps, notre âme et notre esprit.
Ateliers gestuels ouverts à tous, sans pré-requis de danse.
Bref topo théorique
Temps de pause et de partage en milieu de matinée, avec collation
Prix : en conscience selon les possibilités de chacun: 25€ à 30€ par atelier.
Parcours dans son intégralité vivement conseillé (250 euros pour les 9 ateliers à payer en début d’année) Nous serons tenus de privilégier ces abonnements au cas où le nombre dépasserait la capacité d’accueil du lieu.
Les premières dates peuvent être considérées pour toute nouvelle personne comme des « portes ouvertes ».
Animation et inscription: Marie ANNET, 0474/508006
Nouvelle boîte mail: pelerinsdanseurs@gmail.com
Les ateliers consisteront à préparer le corps à devenir « coupe », par des exercices simples et doux dénouant les tensions, physiques et psychiques.
La gestuelle priante laissera ensuite le Souffle réinscrire dans notre corps le Verbe de Dieu.
En effet, à l’instar de l’Incarnation, de la Mort et de la Résurrection de notre Seigneur Jésus-Christ, la danse est aussi une kénose, c’est-à-dire un geste où l’on se vide de soi-même pour se donner totalement dans l’Amour.
Appuyés sur cette prise de conscience comme sur le Bien-Aimé, nous entrons dans le texte biblique de tout notre être en mouvement, ouvrant par là notre intelligence et notre coeur à la profondeur des Ecritures.
La Parole devient Vivante ! Ateliers soutenus par les musiques sacrées et les rythmes balancés d’un large répertoire musical Animation: Marie ANNET, responsable des Pèlerins danseurs pour la Belgique, ainsi que de la Pastorale scolaire et adulte à NDJR. Laïque consacrée.
« … car ce n’est pas d’en savoir beaucoup qui rassasie l’âme,
mais de sentir et de goûter les choses intérieurement .» saint Ignace de Loyola, Ex.sp. 2
La vie dans la maison pendant les retraites
La maison est en silence et le jardin, un espace pour le recueillement.
Les repas se prennent en général en silence et avec un fond musical, selon le type d’animation en cours dans la maison. Le petit déjeuner est à horaire variable (entre 7h45 et 9h) et en self-service, ainsi que le goûter (entre 15h45 et 17h). Le repas de midi (dîner chaud) est servi à 12h30 et le souper à 19h. La salle à manger est accessible à tout moment de la journée, pour prendre une boisson (café, thé) ou manger un fruit.
Liturgie : Selon la retraite une Eucharistie ou un office sera proposé. Les trois chapelles sont disponibles à toute heure pour la prière personnelle.
Dans la valise du retraitant, sa Bible et un cahier de notes, ainsi qu’une paire de chaussures supplémentaires pour les marches en forêt.
Des retraites variées
Initiation à la prière personnelle en 3 jours ou 5 jours
Avec la Parole de Dieu.
« Alors il leur ouvrit l’esprit pour comprendre les Ecritures ». saint Luc 24,45
L‘accompagnement spirituel
peut être donné avec un accompagnement personnalisé. Dans ce cas, le retraitant rencontre chaque jour son accompagnateur(trice) qui lui donne des textes à prier en fonction de son chemin de prière personnelle et de la relecture qui en est faite. Ils peuvent aussi être donnés avec des entretiens communs.
Les retraites prêchées
ou retraites à thème, proposent un horaire de journée avec en général deux temps d’enseignement, en début de matinée et vers la fin de l’après-midi. L’horaire est établi de manière à laisser chacun organiser ses temps de prière et de promenade dans les temps libres.
Une retraite individuelle
est aussi possible pour qui a déjà vécu une retraite accompagnée et dans la mesure des places disponibles dans la maison.
La danse est le chant du corps, le chant de notre Temple habité par l’Esprit-Saint…
La Bible est gorgée de passages relatant sa présence édifiante, depuis Myriam, la soeur de Moïse, qui emmène toutes les femmes dans des rondes après le passage de la mer rouge, jusqu’au roi David, tournoyant de tout son être devant l’Arche de l’Alliance. Et finalement, que savons-nous de plus du Royaume des cieux, si ce n’est…. qu’il y aura un festin, de la musique, et des danses !!? Autant donc s’y exercer ici-bas !
Danses issues de notre tradition judéo-chrétiennes et de la diaspora juive.
Le centre spirituel “Notre-Dame de la Justice”, anciennement “La Retraite”, a été construit en 1960 dans un ancien verger, en bordure de la forêt de Soignes à Rhode-Saint-Genèse. Depuis le début du XXe siècle, Marie était vénérée en ce lieu comme « Notre-Dame de la Justice ».
À l’origine
Vers 1910, une simple potale est accrochée aux branches d’un peuplier, au bord de l’avenue Brassine, par sr Estelle. Cette religieuse bruxelloise voulait ainsi remercier Dieu pour sa guérison cardiaque, obtenue par l’intercession de Notre-Dame de Lourdes.
En forêt de Soignes,on croisait déjà des marcheurs, des familles, des personnes en quête d’une respiration, qui passaient par le petit sanctuaire de l’avenue Brassine pour une simple prière, ou une demande plus précise. Vinrent ensuite les ex-voto, le “ merci ” que les personnes qui avaient été exaucées faisaient graver dans un morceau de marbre.
La grotte Notre-Dame de la Justice
Les visiteurs sont de plus en plus nombreux, des pèlerinages s’organisent. On construit en 1930 une grotte évoquant les apparitions de Lourdes et devant laquelle se déroulent désormais des célébrations.
La chapelle bleue
En 1950, on sollicite le talent d’un architecte renommé, Antoine Courtens (ancien élève de Victor Horta) pour la construction d’une chapelle pouvant accueillir 200 personnes, avec un cloître attenant.
Courtens conçoit une chapelle aux perspectives originales que la lumière du soleil anime au fil de la journée, en illuminant progressivement l’espace à travers d’audacieux vitraux.
L’atmosphère rappelle la forêt, quand lumière et pénombre se conjuguent dans les allées et sous-bois.
Le centre spirituel
Les sœurs de La Retraite construisent en 1960 un centre (” La Retraite “) dont les activités de ressourcement et de formation n’ont jamais cessé depuis.
En 1994, ce centre devient propriété de l’Archevêché de Malines-Bruxelles et reprend son ancienne appellation de Notre-Dame de la Justice. Il est animé par une équipe de salariés et de bénévoles où de nombreux laïcs ont rejoint des sœurs du Saint-Cœur de Marie en partenariat avec les services diocésains.
Depuis 2021, l’archevêché a demandé à des laïcs catholiques, de reprendre le flambeau après le départ des sœurs, entourés de l’équipe du centre, des bénévoles et du support de l’archevêché. Ils ont reçu la mission de faire rayonner la spiritualité de ce centre.
« Marie, elle, conserve toutes ces choses et s’en entretient dans son cœur ». Luc 2, 19 (traduction sr Jeanne d’Arc).
Une maison habitée
Une maison à taille humaine
Confortable, où l’on se sent chez soi. Aménagée avec soin, elle propose une sobriété heureuse, au goût d’Evangile.
Locaux mis à votre disposition
4 salles (capacité : 8, 15, 20 et 50 personnes (avec un piano ancien) Salle à manger de 45-50 couverts 44 chambres individuelles avec possibilité de 7 chambres doubles. Bibliothèque Commentaires bibliques, catéchèses d’adultes, théologie, témoignages et récits de vie, écrits de saints et d’auteurs spirituels d’hier et d’aujourd’hui Deux salles de détente au sous-sol, avec coin causette, table de ping-pong, baby-foot, jeux de société
Repas et convivialité
Le temps du repas est un moment de convivialité apprécié, souvent occasion de belles rencontres. Pour cela, nous avons opté pour – une cuisinière qui préside aux fourneaux dans une cuisine rénovée ; – des menus équilibrés, avec des plats faits maison et aromatisés avec les herbes de nos bacs de permaculture. Les goûters peuvent être copieux. Café, thé, fruits à volonté dans la salle à manger, à toute heure.
Un lieu de spiritualité
La forêt de Soignes
Le centre est bâti juste à la lisière de la forêt de Soignes : de hautes futaies de hêtres, toutes proches, des sentiers, des chemins, des clairières, de vieux arbres clairsemés et des secteurs où se bousculent les jeunes pousses… autant d’invitations à la mise en route, à l’ouverture et à la rencontre.
La marche accompagnée, l’initiation au regard contemplatif, à la découverte, à la solitude en pleine nature, au silence, à l’écoute… innombrables sont les manières de tirer profit de la proximité de la forêt de Soignes.
La forêt aussi a son histoire Les traces de son histoire, son évolution récente peuvent être déchiffrées. Elles parlent de vie et de patience, de mémoire et de soin, de solidarité entre les générations.
Au Moyen Âge, la forêt attirait déjà comme espace de respiration. Au XIVe siècle, Jan van Ruusbroec (1293-1381), chanoine de la cathédrale de Bruxelles, décide de quitter la capitale, trop bruyante à son goût. Il fonde une communauté de prière à Groenendael (la « vallée verte »). Les écrits de Ruusbroec sont réputés pour leur rigueur théologique et leur profondeur, spirituelle autant qu’incarnée.
Dans la ferme de l’ancien prieuré de Groenendael, à 1 h de marche du centre spirituel, on peut visiter aujourd’hui le Bosmuseum Jan Van Ruusbroec, (musée de la forêt de Soignes). foret-de-soignes.be
La forêt à l’heure du développement durable « La composition actuelle de la forêt de Soignes en essences feuillues remonte au régime autrichien (1714-1795) : on y planta des hêtres sur de grandes surfaces laissées vierges après leur exploitation, avec comme principal objectif de produire du bois de qualité. Petit à petit, ils formèrent la majestueuse hêtraie cathédrale que l’on connaît aujourd’hui où subsistent encore des arbres de plus de 200 ans datant de ces premières plantations. Les hautes futaies de hêtres couvrent désormais près de 65% du territoire de la forêt. Elles ont façonné son apparence paysagère.
La forêt de Soignes doit être entretenue de manière à garantir à la fois la croissance des jeunes arbres (et donc l’abattage des plus vieux) et le maintien d’un grand nombre d’arbres âgés et de grande dimension. Constituée essentiellement de hêtres – ces arbres fermes et flexibles, à écorce lisse et bois blanc qui peuvent atteindre près de 40 m de haut – la forêt bruxelloise est en effet fort ancienne et donc fragile. En témoignent les violentes tempêtes de 1990 qui ont ébranlé, culbuté ou fracassé de nombreux arbres. Le plan de gestion de la forêt de Soignes prévoit de maintenir la hêtraie cathédrale sur 50% du massif et, sur les 50% restants, de diversifier la forêt avec d’autres espèces de feuillus : chênes, bouleaux, frênes, érables, fruitiers… (30%); des résineux : pins sylvestres, pins noirs, mélèzes… (10%) ; des zones ouvertes : clairières, drèves, étangs… (10%) ». environment.brussels
Le Domaine Solvay de La Hulpe 227 ha de verdure, de bois et d’étangs. Presque tous les types de végétation et de milieux naturels de la région y sont représentés. Le site est aussi un lieu de repos, de reproduction, de nidification et de halte migratoire pour l’avifaune. Trajet à pied depuis le Centre, à travers la forêt : environ 45mn. chateaudelahulpe.be
La Justice ?
Notre-Dame de la Justice, un lieu pour prendre au sérieux le désir de justice, inscrit dans le cœur de tout être humain : n’est-il pas le signe de sa dignité foncière ?
Mais de quelle justice parle-t-on ?
À chaque page de la Bible, l’appel à la justice révèle combien nos ajustements se tiennent en un ajustement à vivre à tout âge de la vie. Un travail tout à la fois d’humanisation et de divinisation, aujourd’hui. Un ajustement tout à la fois aux autres et au monde et à soi et à Dieu.
« Votre Père qui est aux cieux fait lever son soleil sur les méchants et sur les bons et tomber la pluie sur les justes et sur les injustes ». Matthieu 5, 45.
Les trois chapelles
Leur beauté simple rassemble, en permettant à des personnes de culture ou de sensibilité spirituelle différentes de s’y sentir à l’aise. De capacité et de style variés, elles permettent à chaque groupe de trouver l’espace qui lui convient, selon son itinéraire propre : initiation à l’intériorité ou à une prière prolongée, paix du silence, écoute et intériorisation, regard contemplatif…
Elles se prêtent à des célébrations classiques, célébration de la Parole de Dieu, eucharistie, ou plus évolutives.
Le RDV est fixé à 9h30 au centre NDJ (Fin à 17h30)
Environ 15 km de marche. Texte proposé à la méditation silencieuse du matin, contemplation de la nature et des charmes de chaque saison, invitation à se déposer dans la prière pour entrer dans un cœur à cœur.
Place aux échanges dès le midi et pour la suite de la rando. Un partage clôture la marche, suivi d’un goûter convivial, spécial marcheurs.
Prévoir : chaussures de rando, pique-nique et boisson, vêtements adaptés à la météo.
L’Apôtre JEAN s’adresse aux chrétiens, c.-à-d. à des convertis issus aussi bien du Judaïsme (Matthieu) que du Paganisme (Marc), qui sont enracinés dans l’Écriture (Mt et Mc) et qui, éclairés et animés par l’Esprit Saint dont ils vivent, ont dépassé les différences humaines (Luc). Ayant progressé dans la foi, ces chrétiens doivent continuer à s’élever dans la connaissance vivante (Jn 16,3 ; 17,3) de la Parole de Dieu, du Verbe de Dieu, c-à-d. approfondir sans cesse le Mystère de la Personne de Jésus-Christ. À ceux-ci Jean offre une contemplation de l’Homme achevé et en voie d’achèvement, c’est-à-dire de Jésus-Christ Tête et Corps, la Tête étant indissociable de son Corps l’Église et vice-versa. Voilà pourquoi Jean ne reprend pas beaucoup de ce que les trois premiers évangélistes ont écrit. Il ne rapporte que 7 miracles – qu’il traite d’ailleurs différemment – car des chrétiens enracinés dans le Christ n’ont guère besoin de signes, nécessaires aux païens axés, au départ, sur la sensibilité ; et il n’a pratiquement aucune parabole. Par contre il poursuit de longues méditations sur « la connaissance dans la foi du Fils incarné » qui est « le Chemin, la Vérité, la Vie » (Jn 14,6), « le Commencement et la Fin » (Ap 21,6 ; 22,13), « l’Epoux » (Jn 3,29). Toute son attention se concentre sur le Christ Jésus, car « c’est à la condition de le connaître dans une communion intime à sa personne que les croyants accéderont à la vie éternelle en découvrant le Père » :
« La vie éternelle, c’est qu’ils te connaissent, toi le seul vrai Dieu et celui que tu as envoyé, Jésus-Christ » (Jn 17,3 ; cfr Jn 16,3).